Le statut du refugié n’étant définitif, il lui est mis en place des solutions durables pour permettre aux réfugiés de retrouver le cours normal de leur vie. Il s’agit de l’intégration locale, le rapatriement volontaire et la réinstallation. L’intégration locale est la meilleure option pour les réfugiés qui ne veulent ou ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine. Par l’intégration locale, le pays d’asile offre aux réfugiés la résidence permanente avec la possibilité de la citoyenneté éventuelle. Le choix pour un réfugié de rester au Bénin n’entraîne aucune obligation de sa part d’opter pour la nationalité béninoise. .
L’apatride quant à lui bénéficiera de la naturalisation pour une meilleure intégration locale. En ce qui concerne le rapatriement volontaire, c’est le retour volontaire d’un réfugié dans son pays d’origine après une période d’asile. Le rapatriement doit être précédé d’une décision prise librement et en toute connaissance de cause. Il est mis en œuvre quand la situation dans le pays d’origine s’est améliorée de telle sorte que le réfugié n’a plus besoin de protection en dehors de son pays. Enfin, la réinstallation est une relocalisation d’un réfugié ou d’un apatride du pays d’asile ou d’accueil dans un Etat tiers qui accepte de reconnaître son besoin de protection internationale et de l’admettre à titre permanent sur son territoire. Elle n’est pas un droit mais répond plutôt aux besoins particuliers d’un réfugié ou d’un apatride lorsque ceux-ci ne peuvent être traités de façon appropriée dans le pays d’accueil. .
Il faut cependant noter que peu de réfugiés ou apatrides peuvent bénéficier de la réinstallation car celle-ci dépend de critères et conditions fixés par les pays de réinstallation. La réinstallation est un outil de protection : la priorité est donnée aux plus vulnérables et à ceux pour qui une autre solution durable ne serait pas adéquate.